Dossiers
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La cruauté envers les animaux et plus particulièrement des chevaux peut revêtir de multiples visages et les origines en sont tout aussi variées. Qu'il s'agisse de maltraitance par ignorance, par laxisme, par mercantilisme ou par méchanceté pure, le résultat pour l'animal est toujours le même: la souffrance.
S'informer est la première étape vers une possible action, prenez donc la peine de lire les différents dossiers qui vous sont proposés et ouvrez les yeux sur l'horreur qui peut avoir lieu à l'autre bout du monde mais aussi à votre porte.
Si vous aussi, vous connaissez des situations insupportables, dont les chevaux sont les innocentes victimes, envoyez moi un petit mot, un article et je me ferai un plaisir de le publier sur le site, qui en définitive est aussi le votre. Ensemble dénonçons et surtout, ne fermons pas les yeux.

Cet article fait suite à une émission diffusée sur ARTE le vendredi 26 mai 2000.
Dans toutes les grandes villes du monde il y a des "banlieues difficiles" mais à Dublin, à côté des HLM, dans les terrains vagues, on trouve en lieu et place des habituelles motos volées et carcasses de voitures, des poneys errants qui se nourrissent de l’herbe rare et des déchets.
L’Irlande a connu un formidable boom économique ces dernières années et comme toujours, dans ce cas, il y a une frange de la population, laissée pour compte qui se retrouve en marge de la société, parqués dans des HLM, au chômage et sans grand espoir d’un avenir meilleur.
Les enfants et adolescents de la banlieue de Dublin, Ballymum, livrés à eux même ont gardé des leurs ancêtres la tradition du cheval … par contre ils n’ont ni les moyens, ni les connaissances pour entretenir correctement ces chevaux.
Tous les dimanches, se tient à Smithfield House un marché aux chevaux, ont peut y acquérir pour quelques milliers de francs un cheval ou poney. Ce que ne manquent pas de faire les jeunes désœuvrés. A cru, avec pour tout matériel une corde passée dans la bouche du malheureux animal ils organisent des courses poursuite endiablées au milieu des voitures, dans ces cas là le mot "rodéo" reprend sa vraie valeur. Le soir, on lâche le poney dans la banlieue ou on l’attache à un piquet, sans eau ni nourriture. Les poneys broutent l’herbe du bord de route, se font renverser par une voiture ou se blessent au détritus des décharges sauvages. Pas grave, le dimanche suivant il est remplacé par un autre …
Les parents ne voient pas d’un mauvais œil "l’activité équestre" de leur progéniture. Tant qu’ils sont occupés avec leurs poneys ils ne dépensent pas leur argent à boire ou à se droguer … tel est leur raisonnement primaire.
Suite à de nombreux accidents impliquant de lourdes pertes en vie humaines et équines les autorités de Dublin ont décidé de prendre des mesures. Tout cheval
ou poney monté sur la voie publique doit être ferré, interdiction aux marchands de vendre un équidé à un mineur, les chevaux trouvés errants sur la voie publique sont emmenés à la fourrière
et ne pourront être récupérés que moyennant un certificat d’hébergement dans un centre équestre.
Les résultats de ces mesures n’ont pas été à la
hauteur de leurs ambitions. Malgré la présence d’un inspecteur de la SPA sur le marché dominical, les poneys sont vendus à quiconque en paye le prix, des certificats de complaisance sont
établis et les parents s’insurgent contre le fait qu’on enlève leur "jouet" à leurs enfants sous prétexte qu’ils sont pauvres. Ceux qui ne peuvent acheter un cheval n’hésitent pas à en
"emprunter" à la faveur de la nuit, pour le relâcher dans la banlieue après utilisation.
Une écurie de fortune a été édifiée sur un terrain vague mais l’argent manque pour leur offrir des installations dignes de ce nom, les chevaux sont enfermés dans des cagibis en tôle ondulée et leurs "soins" sont assurés exclusivement par les enfants. Les courses folles continuent au milieu des voitures. Les poneys blessés ou malades sont abandonnés dans les parcs publics et récupérés par la SPA qui les prend dans son refuge de Rathfarnham, les soigne et tente de leur trouver un nouveau foyer où ils pourront vivre enfin une vie de cheval normal.
Les problèmes d’enfants délinquants dans les banlieues ne sont pas à prendre à la légère mais la solution consiste-t-elle à leur donner des poneys pour "s’amuser" ? Les mobylettes ont l’avantage de ne pas souffrir et de ne pas nécessiter de soins quotidiens pour leur bien-être.

Nous sommes tous amoureux des chevaux et la vision de chevaux maltraités ne nous laisse pas indifférents.
Il y a des choses à faire pour soulager les chevaux qui ne sont pas soignés correctement mais il faut surtout éviter les faux pas et les malentendus.

Quelques réflexions à ce sujet:
Un cheval à besoin: de nourriture en suffisance, d'eau, d'un abri, de mouvement et d'un suivi vétérinaire (vermifuge, vaccin) et orthopédique (ferrure, parage) régulier.
Si au cours de l'une de vos promenades vous rencontrez un cheval qui vous semble négligé, malade, abandonné pensez d'abord à vérifier les choses suivantes avant de vous indigner ou d'entreprendre des démarches.
Un cheval dans un petit paddock boueux (pas trop quand même) sans un brin d'herbe est souvent plus heureux de pouvoir passer quelques heures dehors au grand air et de pouvoir se dégourdir les jambes que de rester enfermé toute la journée dans un box. Essayez donc de savoir si le cheval en question passe 24H/24 dans ce paddock ou s'il est rentré le soir et sorti le matin (essayez d'aller voir un soir tard s'il est toujours là), regardez si le cheval qui passe de nombreuses heures dehors a un point d'eau à sa disposition et si vous ne voyez pas quelques reliefs de foin, de paille ou de grain qui indiqueraient qu'il est nourri matin et/ou soir régulièrement.
Un cheval résiste plus facilement à des températures extrêmement basses qu'à la canicule, la plupart des chevaux ainsi que tous les poneys et races de chevaux
lourds peuvent passer tranquillement tout l'hiver dehors à condition de disposer d'un abri (un arbre, une haie, un mur qui les protège du vent peut parfaitement faire l'affaire), de recevoir
suffisamment de nourriture et de disposer d'un point d'eau (non gelé par grand froid).
Avec un bon poil d'hiver la couverture est inutile et la
plupart des chevaux boudent leur abri en hiver pour le rejoindre l'été afin d'éviter les mouches.

Vérifiez l'état de maigreur du cheval mais un cheval maigre n'est pas nécessairement négligé, si d'autres chevaux sont dans la même prairie et qu'ils
sont en bon état, le cheval maigre est peut-être très vieux, en convalescence ou justement sauvé d'une
situation difficile. Regardez alors l'état de ses pieds, s'ils sont parés correctement
c'est que quelqu'un prend soin du cheval et que sa maigreur est due à une cause extérieure.
Des pieds négligés sont souvent le premier signe d'un
manque de soin. Regardez aussi l'état de la clôture, il est préférable d'éviter les barbelés mais ce n'est pas toujours possible (location de prairie auprès d'un fermier etc.), les barbelés
peuvent être doublés d'une clôture électrique (l'idéal), ou électrifiés et dûment signalés par de petits morceaux de plastic. Méfiance quand les barbelés sont rouillés et pire encore quand
la clôture n'est pas entretenue et que des morceaux de barbelés rouillés ont cassé et traînent dans la prairie. Idem pour une prairie jonchée de morceaux de ferraille etc ...
Si votre analyse des points précédents vous permet d'affirmer avec une quasi certitude que le cheval est mal soigné,
la première démarche à faire c'est de se renseigner à QUI appartient l'animal. La plupart des cas de maltraitance sont le résultat d'IGNORANCE et de LAXISME.
Essayez de parler avec le propriétaire pour lui expliquer de façon POSITIVE (l'agressivité ne mène à rien) ce qu'il pourrait améliorer aux conditions d'existence de
son cheval. Si cette démarche ne porte pas ses fruits vous pouvez contacter une SPA du coin et déposer plainte auprès de la police de la localité où se trouve l'animal (un suivi de cette
plainte est indispensable car les forces de l'ordre ont souvent d'autres priorités). La SPA enverra un inspecteur pour vérifier les faits et se mettre en rapport avec le propriétaire et les
autorités locales si besoin est.
Il faut savoir que la réquisition d'un cheval par une SPA via la police n'est possible que si la vie de l'animal
est mise en danger par les mauvais traitements (ce qui est hélas rare), c'est une procédure longue et compliquée et qui ne doit être utilisée qu'en dernier recours.
Un autre point concerne les chevaux qui sont en écurie. Les loueurs de chevaux dans les endroits touristiques ne voient souvent que le profit qu'ils peuvent
tirer de l'animal pendant la saison d'exploitation. Ce sont souvent des chevaux rachetés à petit prix à la boucherie, qui vont tourner un maximum pendant quelques mois et repartir à la
boucherie à la fin de la saison.
Si vous tenez absolument à monter à cheval pendant vos vacances vérifiez l'état de la monture qu'on vous assigne,
soulevez le tapis de selle sous un prétexte quelconque pour vérifier qu'ils n'y a pas de blessures au dos et au garrot, ainsi qu'au passage de sangle. REFUSEZ de monter un cheval blessé ou
boiteux. Veillez à ce que le cheval, au retour de promenade, dispose d'eau fraîche avant de repartir et le cas échéant chargez-vous vous même de lui apporter un seau d'eau. Fuyez comme la
peste les loueurs qui ne soignent pas bien leur chevaux et faite leur une contre-publicité d'enfer.
Un dernier mot sur des chevaux malheureux qui sont le plus souvent ignorés: les chevaux de propriétaires qui passent 6 jours sur 7 au box (sinon plus) parce que leur seigneur et maître n'a pas le temps de venir les sortir en semaine!! Si vous connaissez un tel cheval vous pouvez proposer à son proprio de sortir le cheval en semaine quand il n'en a pas l'occasion (toujours POSITIVEMENT, une personne qui se sent agressée ne risque pas de réagir favorablement à vos suggestions). Certains chevaux d'instruction qui travaillent dur mais sont soignés correctement sont parfois plus heureux que ces chevaux de grand luxe enfermés dans leur 12m² toute la semaine, eux au moins ils ont l'occasion de bouger et de voir autre chose que leur 4 murs.
Pour résumer: SOYEZ VIGILANTS mais sans tomber dans l'excès, la plupart des gens font ce qu'ils peuvent pour leur cheval et ne se rendent pas toujours compte que leur chouchou souffre de leur ignorance.

Les fidèles serviteurs de l'état
La Belgique
En Belgique la gendarmerie acquiert des chevaux issus d’élevage belges pour sa partie cavalerie. Ces chevaux sont achetés à l’âge de 3 ans et incorporés dans la cavalerie après avoir été débourrés et passé un test d’aptitude. Ils serviront l’état jusqu’à leur réforme.
Leur tâche consiste à surveiller certains espaces verts, donner un peu de panache aux défilés officiels mais ils sont surtout connus pour intervenir dans les manifestations ‘à risque’, sortie de match de foot etc. … ces interventions sont parfois ‘musclées’ et pas toujours sans risques pour chevaux et cavaliers. Ils passent donc le plus clair de leur carrière à arpenter le macadam, bien nourris, bien soignés, bien ferrés mais sans voir l’ombre d’une prairie, un gendarme a droit à ses vacances, un cheval de gendarme pas.
Il y a encore quelques années la réforme des chevaux de gendarmerie signifiait, départ pour la boucherie. En effet, ces chevaux étaient vendus aux enchères sur le marché des abattoirs, les bouchers se bousculaient au portillon, les chevaux avaient un âge idéal (c’est à dire avancé) pour la viande, ils étaient bien nourris, bien musclés etc. ils avaient donc beaucoup plus de valeur aux yeux des bouchers qu’à celui d’un cavalier potentiel. Un cheval de gendarmerie réformé l’est généralement pour des problèmes de boiterie dus à leur utilisation prolongée sur l’asphalte. Les gendarmes pouvaient racheter leur compagnon de tant d’année mais au prix fort.
En 1990, certaines sociétés de protection animale se sont insurgées contre cet état de fait et ont commencé à mener une campagne médiatique tant en Belgique que dans les pays limitrophes afin qu’il soit mis fin à ce scandale. Un cheval ne peut être revendu aux enchères au même titre qu’une camionnette ou tout autre objet dont la gendarmerie n’a plus besoin.
Après plusieurs mois de négociations et une pétition à l’échelle nationale la gendarmerie, et surtout le ministre de l’intérieur de l’époque ont trouvé une
solution plus que satisfaisante.
Les chevaux réformés de la gendarmerie sont désormais confiés gratuitement en priorité à leur cavalier gendarme
ou à des centres d’utilité publique (hippothérapie etc.) et enfin à des particuliers qui en font la demande.
Pour pouvoir adopter un tel cheval il faut correspondre à une série de critères qui doivent garantir le bien-être du cheval réformé (1/2 ha de prairie par cheval près de l’habitation de l’hébergeur, un abri, un abreuvoir automatique etc.). Tout particulier peut s’adresser à la gendarmerie (Commission d’achat et de réforme des chevaux de gendarmerie Av de la Cavalerie 2 1040 Bruxelles tel : 02/642 72 27), il remplira un formulaire et si les critères pour garder le cheval dans de bonnes conditions sont remplis, s’inscrire sur la liste d’attente (qui semble devenir avec le temps de moins en moins longue). Le cheval sera inspecté une fois par an par un vétérinaire de la gendarmerie qui en profitera aussi pour lui administrer les vaccins nécessaires.
Quand ce système a été mis en place il y avait évidemment beaucoup, voir énormément de demandes … recevoir gratuitement
un cheval bien mis, n’ayant peur de rien etc. quelle aubaine ! Le fait est que, les années passant ces chevaux déjà âgés au moment de leur réforme sont devenus de plus en plus vieux et
donc de moins en moins montables, ils ont commencé à souffrir sérieusement de problèmes articulaires et autre. Tant et si bien que certains ‘braves adoptants’ ont fini par se désintéresser
de l’animal en question. Un cheval qu’on ne peut plus monter et qui demande néanmoins des soins quotidiens (et de plus en plus avec l’âge) leur semblait une tâche trop lourde. Résultat des
courses : certains de ces chevaux se sont retrouvés au home d’Animaux en Péril qui les a accueillis. Etant à la base de la campagne de réforme pour les chevaux de gendarmerie ils ont assumé
leur croisade jusqu’au bout et on ne peut que les en féliciter.
Il y a bien sûr aussi des chevaux, surtout ceux rachetés par leur
cavalier-gendarme qui coulent des jours heureux dans une verte prairie en signe de remerciement pour leurs bons et loyaux services.


Ceci est une réflexion destinée à tous ceux qui possèdent une jument et envisagent de la faire pouliner.
Avec le retour du printemps on voit refleurir dans les prés les adorables bouilles de petits poulains et soudain on se met à rêver … une jument tant aimée et
pourquoi ne pas lui faire avoir un poulain ? Les motivations sont diverses, la jument est vieille, bientôt on ne pourra plus la monter, retrouvera-t-on un cheval aussi sympa, aussi joli,
aussi brave ? Ou alors juste le plaisir d’avoir un poulain, c’est si mignon … Ou encore, essayer de se faire un peu d’argent, au moins payer la nourriture de la mère en revendant le poulain
… on a entendu tant de choses, tel cheval illustre issu d’une mère sans origine prestigieuse, racheté un fond d’un pré, sans
papiers, tel poulain pie, vendu très cher à la naissance, juste parce qu’il a une belle robe. Sans parler des millions qu’atteignent les poulains aux ventes de Deauville. Et puis à l’écurie
il y a ce bel étalon, et si on demandait à son proprio, il voudrait peut-être bien lui faire faire une petite saillie ? Et c’est parti pour un grand tour de rêve … le poulain sera grand,
beau, fier, il sera notre mai puisqu’il a toujours vécu près de nous, on l’éduquera, Pat Parelli, Monty Roberts et autre Linda Tellington-Jones n’ont qu’à bien se tenir … il sera parfait, il
sautera 2 mètres, il aura des allures comme un avion, il n’aura peur de rien, une immense complicité nous unira … on se voit déjà volant au grand galop dans les champs … oui mais c’est juste
un rêve.
Du rêve à la réalité
Premièrement votre jument est-elle apte à la reproduction ? A-t-elle une bonne
conformation ? Un bon caractère ? Des papiers ? N’est-elle pas trop âgée, trop mal en point pour pouliner ? Une gestation est fatigante pour un cheval, elle pèse sur ses articulations, sur
son dos. Une jument qui n’est plus en état d’être montée fait souvent une piètre poulinière. De nombreuses tares ont un caractère héréditaire (emphysème, maladie naviculaire etc…) Si votre
jument souffre de ce genre de maux, il y a des chances qu’elle les transmette au poulain, qui verra ainsi son espérance de vie hypothéquée. Et le futur père ? Est-il admis à la monte
publique ? Peut-on voir un de ses produits ? Quel est son caractère ? Quel sera le résultat qu’on peut attendre en mariant le type du père et celui de la mère ? Autant de question qu’il faut
se poser avant même de s’engager plus loin.
Les risques et les implications
Premièrement il y a des risques pour la jument … le premier et le plus grand
c’est qu’elle ne soit pas pleine, que de frais vétérinaires, que de déplacements, d’angoisses et de fausses joies.
La jument peut aussi être
blessée par l’étalon lors de la saillie, surtout si celui-ci n’a pas ou peu sailli … ce n’est pas si simple.
Pendant la gestation la jument ne
peut pas travailler de façon violente, et les 4 derniers mois il vaut mieux qu’elle ne travaille plus du tout. Que de frais d’entretien et de soucis quotidiens pour un cheval "immontable".
A la naissance aussi il peut y avoir des problèmes … Et puis le poulain présente peut-être un défaut de conformation, re-frais vétérinaire, re-déplacement, rebelotte. Un poulain ne peut pas
vivre comme un cheval au travail, enfermé dans un box 24 heures sur 24. Il a besoin d’une prairie, de copains du même âge pour se défouler, pour jouer, bref pour apprendre sa vie de cheval.
Avez-vous toutes ses infrastructures à disposition ?
Faites vos comptes
Le garder ? Un poulain sans papiers et de conformation moyenne vous coûtera plus cher
à élever que si vous achetez le même cheval, débourré et prêt à être monté à l’âge de 4 ou 5 ans. Sans compter les frais de saillie, les frais de vétérinaire, de maréchal-ferrant. Les
soucis, le boulot quotidien qu’il requiert. Sans compter la castration, les frais de débourrage … pour un résultat plus qu’hypothétique.
Le vendre
? Plus vite dit que fait. Si votre poulain n’a pas des caractéristiques exceptionnelles (race à la mode, très bon papiers, robe hors du commun), il va se retrouver au milieu des petites
annonces où des centaines d’autre poulains du même genre espèrent trouver une nouvelle maison … Les prix sont bas, les acheteurs ne se bousculent pas au portillon … un poulain au sevrage se
vend souvent à peine au dessus du prix de la saillie.
Son avenir ? Incertain, qui peut vous garantir que votre super poulain ne finira pas à la
‘meule’ dans un club quelconque ? Ou pire encore …

C’est décidé vous le gardez
Elever un poulain demande des connaissances, de la disponibilité et une très grand dose de patience. L’ "Etalon Noir" ce n’est qu’un film, ou un livre, la
réalité est toute différente. Il faut tout apprendre à un poulain, le comprendre et se faire comprendre de lui, il faut être assez ferme pour qu’il ne ‘vous grimpe pas sur la tête’ mais pas
trop brute pour qu’il ne vous craigne pas. Si il est étalon, il risque de vous cabrer dessus, de vous mordre, bref de devenir le chef. Il faut prendre le temps de lui rendre visite
régulièrement, de le voir souvent, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige. Il faut l’habituer à donner les pieds pour faciliter la vie au maréchal ferrant, il devra avoir des piqûres sans
tuer le vétérinaire. En grandissant il deviendra plus grand, plus fort que vous … saurez-vous toujours le tenir ?
Quand il sera enfin montable et
débourré sera-t-il vraiment le cheval de votre vie ? Et sa mère, qu’allez vous faire de la mère ? La garder, la vendre ? Pourrez-vous assurer l’entretien de 2 chevaux ? Aurez vous le temps
de les monter tous les deux, de vous en occuper ?
Ou alors vendre le poulain ? Même problème, il vous aura coûté plus cher que le prix que vous
pouvez raisonnablement en retirer. Élever à perte ? Quelle drôle d’idée.

Tout ceci pour vous dire que l’aventure poulain est tentante … réussie elle est la consécration de toute une vie équestre mais bien souvent le rêve
se termine en cauchemar. Alors, par amour des chevaux, par amour pour votre jument, réfléchissez à deux fois. Et si vous décidez de vous lancer, assumez jusqu’au bout votre grain de folie.

En me promenant sur le WEB j'ai rencontré 4 sites ou adresses de "laiteries équines" (appelons les comme ça).
Il semble que le lait de jument a un certain succès auprès des magasins bio et il pourrait être tentant pour les amoureux des chevaux qui possèderaient une certaine superficie de terrain de se lancer dans l'aventure ou pour les autres de vouloir traduire son amour des chevaux par l'achat de ces produits. Les avantages de ce lait, vantés dans les différents sites sont fabuleux, il empêche le vieillissement, est indiqué dans les maladies, de foie, d'estomac, cardiaques, les problèmes de peau et le stress, ailleurs il est recommandé pour les nourrissons et les prématurés ... bref la panacée ... le sirop typhon ne fait pas mieux.
Je ne nie pas les avantages du lait de jument, je n'ai pas trouvé un seul site sur lequel il y aurait un rapport médical objectif sur ses avantages. La seule chose qui me donne à penser c'est : pour avoir du lait il faut des juments et ... des poulains. Un seul de ces sites approche le problème dans sa réalité quotidienne, il s'agit de "La voie lactée" situé en France et qui fut, je pense le précurseur dans la fabrication de lait de jument. Les chevaux élevés là-bas sont tous de Haflingers avec papiers, qui sont soignés par des méthodes "naturelles" (homéopathie, phytothérapie etc ...) et nourris avec les céréales et du foins produits à la ferme et donc sévèrement contrôlés, les poulains sont bien évidemment vendus mais à des particuliers et généralement à l'âge de 2 ou 3 ans. Comme ils disposent d'une origine contrôlable et ont été nourris et soignés de manière adéquate ils trouvent facilement preneur.
Mais les autres ... je ne veux pas mettre tous les producteurs de lait de jument dans le même panier mais un autre site nous monter très fièrement un troupeau de chevaux en tous genre pataugeant allègrement dans la boue, les petits poneys mélangés aux lourds chevaux de trait. Les écuries sont faites de barres de fer et le propriétaire nous montre une jument qu'il trait à la main dans une bassine (propreté bactériologique garantie ?).
Je ne veux citer que l'exemple de cette ferme située dans les Ardennes belges. Au début, la propriétaire, plus âpre au gain que soucieuse du bien être de ses chevaux avait acheté 10 juments de Trait Ardennais, parce que chaque jument achetée était gratifiée d'une prime et chaque poulain né aussi ... de l'argent vite gagné sans trop d'effort. Les poulains (comme la plupart des poulains de race lourde) partent à l'âge de 8 mois à "la saucisse", non seulement ils ont eu une enfance un peu chahutée, séparés de leur mère toute la journée pour cause de traite, ils ne la rejoignent que la nuit, ces mères développent de ce fait un instinct maternel nettement moindre ce qui fait que l'étalon qui vit toute l'année en liberté avec les juments ne se gène pas pour maltraiter les poulains qui auraient le malheur de croiser sa route, fin de leur courte vie : le camion du boucher et en route pour le dernier voyage.
Pire encore, les juments de trait n'ayant pas, malgré leur gabarit, une production laitière suffisante, la dame a pris quelques juments Haflinger et un étalon (tous sans papiers) ainsi que toute jument pleine que les marchands n'arrivaient pas à revendre, aveugle, estropiée, reformée des courses ou des concours tout ce joli monde se retrouve dans la même stabulation libre et met au monde des poulains "de l'amour", sans papiers et sans beaucoup d'espoir de trouver un propriétaire autre que le boucher. Leur vie peu naturelle fait qu'ils sont plus petits et plus malingres que d'autres poulains du même âge (bien qu'ils soient nourris largement, rien ne remplace le lait maternel), qui voudra donc d'un poulain pareil alors que le marché du cheval se porte déjà si mal ?
Amoureux des chevaux, ne vous précipitez pas trop vite sur le lait de jument sous prétexte qu'il provient de votre animal favori et porte toutes les vertus, pensez aux poulains que sa production voue au couteau ...
Je tiens à signaler qu'au niveau légal il n'y a absolument rien à faire, les poulains sont traités comme tous les veaux des fermes laitières, les chevaux y sont nourris correctement, ils disposent d'un grand abri et d'une prairie énorme, c'est au niveau éthique que le bât blesse mais l'étique n'a jamais fait gagner un procès.

Avec l'aimable autorisation de Equine Advocates
Le Prémarin (aussi connu sous le nom de XXX) est un médicament prescrit aux femmes comme substitut à l’œstrogène quand il n’est plus produit
naturellement par le corps humain (la ménopause en est l’indication principale). Ce Prémarin donc a reçu son autorisation de mise sur le marché en 1956 par la FDA (Food and Drugs
Administration) américaine.
Depuis 1956, des juments souffrent pour offrir aux femmes une vieillesse moins difficile.

Venons-en aux faits. Le Prémarin est fabriqué au Canada. L’usine principale se trouve en Ontario mais elle récolte sa matière première dans plusieurs fermes disséminées au Canada et au Nord des USA. La matière première en question, c’est de l’urine de jument gestante, qui contient une quantité particulièrement forte d’œstrogène.
Pendant 6 à 7 mois des 11 mois de gestation, les juments sont "coincées" dans des stalles exiguës, leur urètre
relié à un tube qui entraîne directement leur urine dans un conteneur en plastic situé devant la stalle. Ces conteneurs sont vidés quand ils sont pleins et leur précieux contenu envoyé à
l’usine. Les conditions de détention de ces juments sont effrayantes. Non seulement les tuyaux qui les relient aux containers risquent de provoquer des infections de l’urètre mais blessent
aussi par frottement la peau sensible de la partie intérieure de leurs jambes. L’attirail leur rend le décubitus (couché de tout son long) impossible et le couché simple difficile. De plus,
afin de produire une urine la plus concentrée possible, les juments ne reçoivent que de très petites quantités d’eau jusqu’à 18 fois par jour. Elles attendent l’eau avec impatience et le
fait d’être abreuvées aussi souvent mais jamais suffisamment provoque chez ces chevaux un état de stress quasi permanent. La plupart sont confinées dans leur stalle pendant 7 mois et ne
bénéficient d’aucun exercice. (Alors que, rappelons le, le cheval à l’état sauvage, est un animal qui se déplace pendant plus de la moitié du temps). Inutile de dire qu’aucun de ces chevaux
ne bénéficie des soins de routine indispensables, vermifuges, vaccins, soins de pieds etc … on oublie. Résultat : une espérance de vie limitée, des problèmes fréquents au niveau du foie et
des reins etc.
Les juments les plus "productives" vivent ainsi un calvaire de 10 à 15 ans, celles qui ont des problèmes de santé trop importants ou qui ne sont pas pleines
sont envoyées à la boucherie, de même que les étalons, utilisés pour la reproduction, quand ils ne sont plus assez performants.
On peut compter
qu’un quart des chevaux des fermes de production doit être remplacé chaque année.
N’oublions pas que toutes ces juments sont pleines et quand arrive la date présumée de la mise bas, elles sont lâchées sans ménagement en prairie. Les poulains naissent à l’extérieur, dans des prairies mal entretenues et beaucoup d’entre eux meurent quelques jours après leur naissance. Dès que possible la jument est à nouveau saillie et retourne dans sa stalle pour un nouveau cycle de production.
Les poulains eux, sont sevrés à l’âge de 2-3 mois (alors que la plupart des poulains élevés dans des conditions
convenables restent avec leur mère au moins 6 mois) et vendus par lots à des bouchers. Chargés pêle-mêle (et de façon "musclée") dans des camions au milieu de chevaux adultes ils arrivent
souvent blessés et épuisés aux abattoirs où s’achève leur courte vie.
Dans les fermes de production l’amour du cheval est un terme inconnu, tout animal qui ne satisfait pas aux normes de production est immédiatement écarté (envoyé à l’abattoir ou abattu sur place), pas de pitié, même pas de soins décents, le cheval y est traité comme une machine, ni plus, ni moins.

En 1999, une lueur d’espoir à l’horizon de cette misère. Le CENESTIN, produit hormonal élaboré uniquement à base de plantes a enfin été autorisé sur le marché par la FDA. Seule ombre au tableau, il n’est pas reconnu officiellement comme équivalent du Prémarin et de nombreux médecins prescrivent encore celui-ci par méconnaissance ou indifférence.
Ce qu’il nous reste à faire : informer le public et les médecins des conditions de fabrication du Prémarin afin qu’il disparaisse à jamais des pharmacies.
Source: Equine Advocates

Une bien triste histoire en Suisse-
Des poulains Franche-Montagne nés pour être mangés
texte original en allemand par Denise Langenauer

Chaque année des centaines de poulains Franche-Montagne sont envoyés à la boucherie à l'âge de 6 mois. En 1997 ils étaient environ 2000. Cette triste fins les poulains le doivent à l'humain qui s'arroge le droit de préjuger de leur beauté et donc de leur sort. Ce qui peut paraître à première vue un 'concours de beauté' pour poulain n'est rien d'autre qu'une 'purification ethnique'. Nombreux sont les poulains mâle qui, bien que correspondant au standards de la race sont envoyés à la boucherie sans même avoir eu l'opportunité de prouver leur valeur.
Ce drame ce déroule chaque année en automne. Les poulains sont évalués d'après leur modèle selon une cotation en points. Pour la plupart des
poulains mâles la vie s'arrête là. Leur cote est le plus souvent de 79 points, ce qui signifie aller simple pour la boucherie. Les pouliches n'ont pas beaucoup plus de chance. on aurait même
tendance à ne plus prendre la peine de garder les pouliches cotées à plus de 80 points.
Les raisons pour décider d'abréger la vie des poulains sont nombreuses. Les frais d'élevage pour un poulain jusqu'à 6 mois sont négligeables pour l'éleveur. Par contre, à partir du moment du sevrage les frais commencent à grimper et la chance de profit diminue. Il faut donc que les poulains soient vendus au sevrage. Hélas l'offre de ces poulains est bien plus grand que la demande, ce qui engendre un 'excédent' de poulains. La poulinière par contre doit rester rentable et permettre à l'éleveur de faire un bénéfice chaque année. Si aucun acheteur ne se présente le poulain aura donc été élevé au plus grand bonheur des bouchers. Comme toujours il s'agit ici de sur-production, et de mercantilisme à tous crins qui sont à la base de ce processus. De ce fait, ni le caractère ni les dispositions de l'animal ne sont prises en compte.
Tout le processus d'évaluation est aussi affaire d'influence. Un poulain produit par un éleveur 'ayant le bras long' a plus de chances d'être
confirmé qu'un autre , tout aussi beau.. Une fois de plus c'est l'animal qui trinque à cause de la cupidité humaine. Et c'est là que se pose la question: avons nous encore une conscience
quand il s'agit d'animaux ? Il s'agit en fin de compte d'être vivants, dotés de sentiments et du droit à la vie au même titre que n'importe qui.
Soyons honnêtes, qui peut prédire d'un poulain de 6 mois s'il sera un jour un 'bon' cheval ? Où reste l'évaluation du caractère ? Et ne devrait-on pas mettre en avant les aptitudes psychiques d'un cheval plutôt que sa beauté ? Qui nous a donné le droit de juger de la 'beauté' d'un animal. Et si on appliquait ce principe à l'humain ? Pas conforme à la norme ? - on s'en débarrasse !! Un être vivant, qu'il soit poulain ou autre, n'a-t-il pas droit à la vie ? Est-il vraiment utile, en ces temps de sur-production de viande d'élever de jeunes animaux en parfaite santé afin de satisfaire les pailles gustatives de quelques-uns?
A peine le poulain est-il né que la jument est à nouveau saillie et le cercle vicieux recommence.

Cela fait des années que je m'occupe de se problème. C'est pour cela que j'ai décidé de me lancer dans mon projet de 'ferme pour les poulains de boucherie'. Le but de ce projet est de sensibiliser les personnes ignorantes et de faire passer à la majorité le goût pour la viande de poulain, de cheval et même la viande en général.
La visite de la ferme par des groupes scolaires, la collaboration de jeunes à ce projet etc. devrait augmenter la sensibilité du public à ce sujet. Dans ce même but j'ai décider d'acheter chaque année un certain nombre de poulains de boucherie, les élevés, les éduquer correctement pour enfin les vendre sous contrat.
On ne pourra jamais acheter tous les poulains. De plus, le danger guette que les éleveurs, sûrs de leurs débouchés ne produisent encore plus de poulains. c'est pour cela que j'ai décidé d'acheter chaque année des poulains auprès d'éleveurs différents afin de donner une chance plus ou moins égale à chacun.
Acheter chaque année quelques poulains de boucherie peut sembler vain à certaines personnes. Pour moi, c'est à chaque fois une goutte d'eau dans la mer et ma façon à moi de permettre à une jeune animal de poursuivre sa vie. Et puis, ne dit-on pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières ?

J'aimerais pouvoir mettre en oeuvre ce projet avec tout le sérieux possible. C'est pour cela que je cherche des personnes qui voudraient mettre leur enthousiasme et leurs capacités au service de ce projet (à titre bénévole bien sûr). La possibilité existe aussi de devenir 'parrain' d'un poulain sauvé. Cet avec plaisir que je tiendrai compte de toutes vos suggestions et remarques.
Toutes les photos reprises dans ce texte sont de poulains sauvés de la boucherie
N'hésitez pas à aller sur le site de Denise et à lui offrir votre soutien

Ce que l'Amérique fait de son patrimoine vivant

Le cheval fut (ré)introduit aux Etats-unis au XVI siècle par les conquistadors. Issu généralement d'un mélange d'espagnol, d'arabe et de barbe ce cheval n'est pas ramené en Espagne, les conquistadors ont besoin de leurs cales à d'autres fins et 'abandonnent' donc leurs chevaux dans la nature. Ainsi naquit le 'symbole vivant de l'Amérique', le mustang.
Il a participé à la 'conquête de l'ouest', fut le fidèle compagnon des cow-boys et des indiens, les troupeaux de chevaux sauvages étant un grand 'réservoir' à montures.
Comme ailleurs l'homme s'est approprié les territoires de la faune sauvage, parquant les mustangs dans des réserves arides et clôturant le tout de kilomètres de barbelés.
Les mustangs n'ayant pas de prédateur naturel se sont multipliés et ont rapidement traversé le clôtures à la recherche de nourriture au grand dam des fermiers. Il fallut donc trouver une solution à ce problème.

Un gigantesque tollé ayant été provoqué par des 'chasses sauvages' du haut des hélicoptères il fut décidé de confier la gestion des troupeaux de chevaux sauvages au BLM (Bureau of Land Management) qui doit se charger de répertorier les mustangs et de les proposer à l'adoption.
Le BLM capture donc annuellement plusieurs centaines de mustangs dans différents états et les 'parque' dans des 'stations' en attendant qu'un adoptant potentiel se présente, les mustangs ne trouvant pas d'adoptant dans un délai raisonnable sont envoyés dans des refuges où ils terminent leurs jours en toute quiétude aux frais du BLM. Une charte nationale a été établie pour préserver le bien être des chevaux adoptés. Chaque personne devait posséder les infrastructures nécessaires à la garde d'un cheval 'sauvage', ne pouvait adopter plus de 5 mustangs par an et ne devenait propriétaire officiel du cheval qu'après 1 an de 'probation' ceci afin d'éviter que des marchands peu scrupuleux ne les envoient à la boucherie. D'autres initiatives louables ont vu le jour car le plus grand problème est que les personnes qui désirent adopter un mustang ne sont généralement pas du tout conscients des problèmes engendrés par le détention d'un cheval élevé sans aucun contact avec l'humain. Certains ont fait appel à des 'chuchoteurs' pour donner une première éducation à ces sauvageons, dans d'autres états on a installé un ranch dans une prison où les détenus s'occupent de débourrer le mustangs.
Malgré tout le nombre de mustangs non adoptés croit sans arrêt, les refuges sont débordés et donc un sénateur du Montana a décidé d'accorder le droit d'envoyer à l'abattoir les étalons mustangs âgés de plus de 10ans et ceux qui n'ont pas été adoptés après 3 sessions pourront être vendus aux enchères y compris à l'abattoir.
Ceci représente à peu près 14.000 chevaux. Chiffre énorme et qui fend le cœur de tous les amoureux des chevaux MAIS un cheval ayant vécu pendant plus de 10 ans en totale liberté peut-il décemment être heureux dans un corral exigu jusqu'à la fin de ses jours ? Vaut-il mieux cette longue agonie morale qu'une mort rapide et brutale ?
Le gros problème réside avant tout dans le fait que les autorités américaines aient choisi la solution de facilité qui consiste à supprimer le problème en aval en 'éliminant' les animaux superflu au lieu de procéder à une régulation des naissances en amont. Pire encore il choisit la mort la plus affreuse qui soit quand on sait comment se déroule le marché des abattoirs américains. Les chevaux sont transportés dans des conditions épouvantables sur des centaines voir des milliers de kilomètres.
Après ils sont parqués dans des conditions inhumaines en attendant le jour fatidique de la vente aux enchères qui se passe dans un chaos et une brutalité que l'ont peut imaginer.
Une fois les chevaux achetés par des pourvoyeurs de viande ils sont ré- acheminés vers les abattoirs et quand on sait qu'il n'existe que 3 abattoirs pour chevaux sur tout le territoire des Etats-Unis (qui sont en plus aux mains d'Européens, la viande de cheval n'ayant que des débouchés très limités aux USA) on peut imaginer la lente descente aux enfers des ces sauvages mustangs.
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