Gaston

Je ne peux m'empêcher de rendre un dernier hommage a ce cheval que j'ai tant aimé....
je n'ai pas de photo de lui sur mon ordinateur car la seule que j'ai, est sur ma table de nuit. Je n'ai jamais aimé un cheval comme celui-ci,
je l'ai tellement aimé que je l'ai même vendu, contradictoire vous allez me dire, mais l'aimer me tétanisait, je ne voyais que par lui, ne jurais que par lui, mon cher Gaston........
Je t'ai connu en nov.98 je cherchais un cheval puissant et de confiance pour faire des concours je venais de perdre mon cher papi de
17ans, le jour de sa mise en retraite. Je t'ai vu dans ton box, immense, imposant, délaissé. J'ai remué ciel et terre pour joindre ton proprio, ton prix a été exorbitant, et tu n'as pas
passe le contrôle veto, mais j'ai fermé les yeux car tu m'avais conquis. Je t'ai remis en état, veillé sur toi, abandonné tout ce qui m'entourait pour être avec toi. Tu m'as hypnotisée. Un
soir tu as eu une très grave colique, j'ai dépensé toute mes économies pour te sauver, une fois que tu as été hors de danger la peur de te perdre m'a rendue malade, et je t'ai vendu. Pour
te racheter 3 mois après le double! Je ne pouvais pas être sans toi. Puis la maladie est arrivée, elle t'a grignoté. Le verdict du veto a été sans appel, cancer. Je n'ai pas voulu te
perdre, et j'ai tout essayé pendant un an pour te sauver, mais rien n'a pu y faire. Quand je suis venue te voir le 12 janvier 2002 j'ai compris, pris mon portable et téléphoné au veto, qui
n'a pas voulu le faire. Alors là j'ai pleuré, et j'en pleure encore. Je t'ai pris dans mes bras et je t'ai demandé pardon. Le 20 janvier un autre véto est venu, il ne connaissait pas le
cheval, et c'était mon cher véto qui l'envoyait, je voulais être là, je voulais m'assurer que tu n'allais plus souffrir, et tu es parti, dans un dernier souffle. Ton box est resté vide
durant des semaines, je ne voulais personne a l'intérieur, j'aimais rentrer dedans et sentir ton odeur. Puis le temps m'a fait une raison, Ginger est arrivé, m'ouvrant son coeur, et je lui
ai ouvert ta porte
A Gaston
Sevryne janvier 2003